Trespass Journal

Toulouse: intervention contre une présentation de « Mauvaise Troupe »

Ce samedi 1er juin, on est allées à quelques personnes lire à plusieurs voix le texte qui suit au début de la présentation du nouveau bouquin du collectif «Mauvaise Troupe» et en lien avec l’orga de l’anti G7 de cet été. Il y avait une trentaine de personnes dans le bar L’Itinéraire Bis.
La lecture s’est passée sans réelles réactions de leur part, et on est parties, comme prévu, direct après la lecture…

On avait envie et on voyait du sens à les faire chier, alors on s’est dit que c’était chouette si ça pouvait donner des idées et des envies à d’autres de perturber la suite de leur tournée publicitaire.

Hésitez pas à ré-utiliser ce texte, si jamais.

Si vous voulez les trouver, ils seront à :

  • Tarnac (19) le mardi 4 juin 2019 à 19h00 au Magasin Général
    Poitiers le mercredi 5 juin 2019 à 18h00 à l’Envers du bocal, 16 ter rue de la Regratterie
    Nantes le vendredi 7 juin 2019 à La Dérive 1 rue du Gué Robert
    Rennes le lundi 10 juin 2019 à 18h00 Maison de la Grève 37 rue Legraverend
    Rouen le vendredi 14 juin 2019
    Caen le samedi 15 juin 2019
    Douarnenez le mercredi 26 juin 2019 à 19h00 L’Ivraie
    Zad Notre-Dame-des-Landes le dimanche 7 juillet 2019
    Val Susa le samedi 27 juillet 2019 Venaus
  • Voilà le texte lu et distribué à ce moment (le titre est une référence à un de leurs textes victorieux dégueulasse «Et toc !» distribué au moment de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes):

    Et TOC TOC TOC! On est toujours là!

    Salut,

    On a envie de dire 2-3 trucs parce qu’on voit que le collectif Mauvaise Troupe va intervenir ce soir.
    Mauvaise Troupe c’est un collectif qui a publié plein de textes et livres sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, il y a des gens de ce collectif qui y vivent depuis des années.
    Et dans leurs écrits c’est toujours pareil: une vision ultra romantisée et aseptisée de ce qu’il se passe là-bas, ça parle d’une résistance plus forte et plus belle que tout. On est plusieurs personnes à y avoir passé du temps et à avoir observé qu’ielles mettent les moyens pour diffuser leur vision de l’histoire et prendre une place de « porte parole » en écrasant d’autres visions bien plus critiques, que nous partageons.
    Les personnes de ce collectif participent (soit en soutenant, soit de manière plus directement active) à des dynamiques de prises de pouvoir sur la ZAD, à des pratiques autoritaires, sans remise en question ou changement malgré les nombreuses critiques et confrontations.

    On va pas trop rentrer dans les détails de ce qu’il s’est passé sur la ZAD ces dernières années (on vous file des références de textes en dessous qui parlent de ça, si ça vous intéresse) mais en tous cas, ce collectif et d’autres ont imposé leur vision politicienne de la lutte.
    On peut en voir les conséquences dans comment la ZAD a évolué: une zone en cours de normalisation, entre autres à travers les négociations avec l’État.
    Toute une partie de celleux qui voulaient résister est partie, ne voyant plus de sens à rester sur place et/ou suite aux divers coups de pression (humiliations, menaces, agressions physiques et verbales) de la part de personnes défendant la légalisation en cours et se faisant ainsi les relais de la répression étatique. Par ailleurs, des personnes sont toujours en lutte là-bas contre ces logiques.

    Ça nous met très en colère de voir que malgré ça, y a plein de personnes/groupes (dont Mauvaise Troupe) qui continuent à voir et présenter, encore aujourd’hui, la ZAD comme un espace de résistance et une victoire politique.
    En colère qu’ielles tirent une légitimité de cette image faussement radicale, qu’ielles ont contribué à créer à travers des moyens médiatiques et commerciaux.
    En colère et inquiètes que cela leur permette d’exporter leur modèle nocif vers d’autres luttes, comme on peut le voir à travers cette tournée de présentation de leur dernier livre. Une tentative de trouver un nouvel élan en se joignant à l’appel à converger autour de l’anti G7 au Pays-Basque cet été.

    Alors voilà, on trouvait ça important de faire exister cette critique et partager notre colère et notre méfiance de les voir ici ce soir.
    On va pas rester, parce que ce collectif, ces stratégies de luttes et ces pratiques autoritaires plus ou moins bien déguisées nous prennent déjà bien trop d’énergie dans nos vies, et qu’on a mieux à faire que de les écouter une fois de plus.

    Si vous voulez lire des regards critiques sur ce qu’il s’est passé sur la ZAD ces dernières années, on vous conseille entre autres:
    – «Zadissidences 1, 2 et 3. Des voix off de la ZAD»
    – «Le mouvement est mort, vive la réforme. Une critique de la composition et de ses élites»
    – «Des dynamiques inhérentes aux mouvements de contestation»
    – «À NDDL comme ailleurs, seul un territoire en lutte peut s’opposer à la normalisation industrielle agricole» et «Appel pour retrouver un sens politique à la lutte qui se mène aujourd’hui sur la ZAD» du Collectif contre les normes.

    (brochures et textes trouvables sur infokiosques.net ou nantes.indymedia.org)

    Indymedia-Nantes

    Tagués avec : ,

    procès Bure : la militarisation de la région suit son cours…

    Quelques photos qui nous ont été transmises ce matin, du Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc, au sein duquel comparaissaient -oui encore- 3 habitants de la région de Bure, opposés au projet CIGEO, entourés d’une petite dizaine d’ami.es, et comme vous pouvez le voir, d’une cinquantaine de gendarmes mobiles. (l’effectif habituel lorsqu’il s’agit des « procès Bure »)

    Les accusations ? Oh, vous savez, toujours les mêmes. Port d’arme pour avoir eu sur soi « un couteau de 7 cm » à la sortie d’un Carrefour Market à 15km de Bure ; refus de signalétique après avoir été contrôlé pour la énième fois dans son propre village…

    Ce matin, le Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc a encore été exclusivement occupé à gérer des affaires liées aux réquisitions systématiques d’un procureur à la recherche du moindre prétexte pour arrêter et envoyer en procès des opposant.es au projet CIGEO.

    Les contrôles systématiques, depuis deux ans maintenant, plusieurs fois par jours, plusieurs jours par semaines, plusieurs semaines par mois… sont selon lui : « d’un registre préventif », et peu importe si les « délits » n’ont rien à voir avec les motifs des réquisitions ! Le but avoué en audience étant de contrôler, de vérifier, de « prévenir ».

    Autrement dit : ne sors jamais avec un opinel sur toi, accepte toujours de donner ton identité, même si c’est la 5e fois qu’on te la demande dans la journée, sinon, toi qui est déjà présumé suspect en raison de ta présence sur place, on t’emmènera au poste de police.

    C’est ça, la réalité à Bure : tu es opposé au projet ? Alors tu es suspect.
    À Bure, on met en place les conditions d’un harcèlement quotidien.

    Toujours selon Mr le Procureur : le militarisation de la région va de pair avec les chantiers de l’ANDRA, qu’il faut selon lui « protéger », et cela alors même que l’autorisation officielle de création de CIGEO n’est pas donnée à ce jour.

    Prise de partie et de pouvoir, vous dites ?
    Protection de l’industrie nucléaire ?
    Non… Vous exagérez enfin…Il faudrait être plus clair ?

    Si vous souhaitez nous soutenir, lutter vous aussi contre ce projet nucléaire dément et insensé, alors rejoignez les comités de lutte existants (voir stopcigeo-bure.eu) !
    Et parlez-en autour de vous ! Autour d’un café, dans une salle d’attente, à travers des concerts de soutien, des stands d’infos, des prises de paroles, des cantines, … Emparez-vous du sujet ! Ce projet vous concerne tout autant que nous.

     

    Tagués avec : , , , ,

    #ZAD. Comment les gendarmes ont remporté la bataille de #NDDL – Bretagne

    #ZAD. Comment les gendarmes ont remporté la bataille de #NDDL – Bretagne
    #Paywall : https://www.letelegramme.fr/bretagne/zad-comment-les-gendarmes-ont-remporte-la-bataille-de-nddl-02-06-2019-1

    Libéré & archivé : https://web.archive.org/save/https://www.letelegramme.fr/bretagne/zad-comment-les-gendarmes-ont-remporte-la-bataille-de-nddl-02-06-2019-1

    //edit : J’ai donc pris le temps de le lire plusieurs fois : je voulais faire petite analyse rapide sauf que je ne peux m’empêcher de chercher textes et références, partant du principe que ce qui me semble évident ne l’est pas pour tout le monde.

    Un an de préparation : il est donc bien question d’une stratégie de guerre, envisagée avec tous les angles d’attaques possibles, de la négociation pseudo diplomatique et ses inévitables trahisons (https://seenthis.net/messages/783834) à l’opération militaire, du chantage (https://seenthis.net/messages/690816) aux fausses informations, dont une campagne de #fakenews distillée très à droite (Valeurs Actuelles puis JDD https://seenthis.net/messages/653494) et ampliié par sont plus grand représentant, Christophe Castaner… Bref, tout est permis ! Et il faut reconnaitre que la plupart des coups ont porté, au fur et à mesure que les #NIMB ont négocié, puis les paysans & historiques, puis certain-e-s zadistes désormais (et logiquement) plus attaché à leur lieu de vie qu’à une lutte présentée comme terminée et gagnée.

    La gendarmerie et seulement la gendarmerie. : décidément le torchon brûle sévère avec la police. #Maintien_de_l’ordre & désordres !

    Le test de la « route des Chicanes » : le coup du test, en vrai, JAMAIS il n’aurait dû fonctionner. Sauf qu’une grande partie des légalistes et des historiques ne rêvaient que d’une chose : le retour à « l’état de droit » et pouvoir reprendre leur vie comme « avant », refusant d’admettre publiquement que ça ne serait possible qu’au prix d’une trahison de la partie « Contre son monde » de la lutte. De la Zad (https://seenthis.net/messages/660245) jusqu’au Mexique (https://seenthis.net/messages/662829) énormément de voix se sont exprimées pour dénoncer le passage en force de la décision de lâcher la route #D281 (qui allait de facto devenir une voie royale pour les militaires) et les légitimes (et finalement lucides) craintes de #trahison. En six ans et plusieurs périodes de « calme » (relatif) l’ensemble du mouvement n’avait jamais trouvé de consensus quand à la remise « en l’état » de ce petit tronçon de route, devenu, qui plus est, le symbole absolu de la liberté frondeuse locale face à César et capable de le faire un peu plier. Non, le véritable test était : qui aura suffisamment peur de la guerre pour céder ? Et c’est bien la raison qui a fait qu’un des premiers lieux détruits était les Cent Noms, pourtant partie prenante des négociations. Dès ce jour là, tout le monde pouvait comprendre, à défaut de l’avoir fait avant, qu’il n’y avait aucune négociation qui tenait, juste le besoin d’une énorme opération de communication pour ne pas perdre la face face aux zadistes. Et plus il y aurait de souffrances et de pleurs, mieux ça serait !

    De 200 à plus de 500 éléments violents. : « à l’ouest, des agriculteurs (hostiles mais non violents) ; à l’est, des éleveurs jugés non dangereux et, au centre, les « irréductibles ». »
    L’auto-censure m’empêche encore d’être précise et complète sur ce passage méga-caricatural et, par conséquent faux, même le passage « aucun renfort d’élus et d’agriculteurs » qui prouve cependant l’ampleur de la docilité ressentie lors les négociations. J’espère juste qu’au fur et à mesure, des témoignages diront enfin combien celles et ceux qui ont pensé sincèrement pouvoir réussir avec la stratégie des négociations ont été floués et manipulés.
    Je passe sur toute la logistique et le fric, … j’arrive juste pas trop à comprendre par quel accord les militaires ont pu squatter un ancien centre de formation ERDF…

    Pas d’unités sur zone la nuit. : partiellement faux vu le nombre d’allées et venues militaires et de barbouzeries recensées sur les comptes-rendus de Radio Klaxon (ils sont tous à retrouver à la fin de celui-ci par exemple https://web.archive.org/save/https://nantes.indymedia.org/articles/41509) … mais là dessus, je ne suis clairement pas la mieux placée pour en parler.

    Trois phases chaque jour. : on sent bien toute la jubilation du chef militaire qui explique doctement, au dessus d’une carte, l’habilité théorique attendue… et contredite, concernant le sens du vent, par beaucoup de vidéos d’Armelle que ça faisait bien marrer de voir les GM s’auto-gazer régulièrement (la plupart de ses lives facebook ont été libérés et sauvegardés par là : https://peertube.parleur.net/video-channels/46c997d4-5ab7-4891-b018-eea452b3d904/videos )

    La stratégie : casser le moral des zadistes. : l’art d’édulcorer et minorer pour se rendre supérieur : ce ne sont clairement pas les destructions de barricades qui ont « cassé le moral » mais bien plus la guerre, les grenades, les multiples blessures, la peur, les dissensions aussi…

    Un adversaire « grégaire », « peu offensif » et « peu organisé ». : dans ce cas, et puisque les militaires étaient tellement bien renseignés, et donc le savaient même lorsqu’ils faisaient croire à des zadistes sur-entrainé-e-s telles des Viet Cong, pourquoi utiliser des armes de guerre ?

    Beaucoup de femmes. : bon j’avoue on est plusieurs copines a avoir kiffé ce passage qui fait remonter plein de chouettes souvenirs tant du côté réseaux de communication que du côté terrain : koeurs koeurs sur vous les soeurs <3 (même si j’ai du mal à pas y voir un machisme qui accepterait de donner un petit peu d’importance aux meuf passque c’est moins dangereux… bref !)

    Catapulte géante et atelier de fabrication d’engins explosifs. / Guérilla Vietcong. / Blindé en feu. /Drone capturé. : bon alors là on est en plein dans le récit militaire… et toute son inventivité sur certains faits pour justifier tout et son contraire dans les exactions militaires.

    – La catapulte géante, par exemple, c’est sans doute pour faire penser à celle, reconstitution historique, que j’avais photographiée et qu’ils ont utilisée pour leur fakenews plus haut, alors que je pense qu’il s’agit plutôt du panier de basket « amélioré » façon lance-pierre (et très galère d’emploi comme de déplacement) qu’on voit ici

    et vu l’effort nécessaire pour son fonctionnement

    … bref, ça leur évite de parler des #cacapultes pour mieux faire passer les #pipitov sous l’appellation d’ »acide » contribuant à entretenir ce fumeux mythe. Parce que j’ai beau bien connaître les milieux militants nantais et zadistes, et malgré toutes nos embrouilles, je n’ai JAMAIS entendu la moindre personne se venter d’avoir balancé de l’acide, ni même avoir vu ça, et à chaque fois que des « preuves » sont montrées, il s’agit soit de bouteilles de maalox+eau, soit… d’urine !
    – Les « 800 engins explosifs » sentent sérieusement le pétard tout aussi mouillé quand on sait que les récup de grenades servaient à prouver à quel point la zad était gazée. Mais la mythologie paranoïaque est tellement entretenue que lorsqu’une partie de ces grenades, vides et non dangereuses, ont été déposées devant la préfecture de Loire-Atlantique, il y a eut intervention du déminage et deux militantes ont été inculpées, puis relaxées… puis le procureur a fait appel : elles passaient ce matin devant la cours d’appel : https://zad.nadir.org/spip.php?article6539 … et en fait j’ai même pas envie de commenter la suite tant ça sent la mythologie militaire… surtout si c’est pour en arriver à :– Pas d’armes à feu. : « il n’y avait pas de volonté réelle de tuer » : BAH OUAI ! Et idem dans les manifs ! En fait, ce que les militaires comme les policiers ne veulent pas comprendre, en partie grâce à ces mythes entretenus, c’est que la population, même « zadiste », est dans sa très très très grande majorité pacifiste. Et que tout ce à quoi ils font face, c’est simplement de la défense, de l’auto-défense, de la légitime défense, qui les défonce parfois, très rarement, mais jamais pour les tuer (sinon y’aurait des morts depuis longtemps !).

    Etc, etc, etc, tout ça pour en venir à dire que finalement, au delà du coût de 700 000 € pour cette opération, « Ce chiffre de 16 000 grenades en quelques mois (près d’un millier par jour au début de l’évacuation d’avril) correspond à ce qui a été tiré… en une seule journée, lors de la manifestation des gilets jaunes du 1er décembre 2018 (14 500 grenades, 1 300 tirs de LBD) ! » et un décompte qui met sur le même plan les blessés : « 430 blessés. Du côté des forces de l’ordre, 130 gendarmes ont été blessés (dont 4 graves), contre 300 pour les adversaires (traumas sonores, polycriblage et une main arrachée) » quand on sait que la tendance est à compter le moindre ongle retourné quel que soit le contexte de leur côté, et à très fortement minorer de l’autre, les médics le rappellent à chaque fois. Voir parmi d’autres : https://zadresist.antirep.net/article79-Bilan-medic-Blessures-causees-par-les-armes-de-la-genda

    Mais peu de chance que toutes ces nuances plus réalistes soient enseignées lors des super formations qui seront désormais proposées aux militaires.

    Si, de votre côté, vous souhaitez vous remettre en tête ce qui se savait sur zone et ce qui était compréhensible dès ce moment là, y’a cet enregistrement d’habitant-e-s qui est assez super : https://seenthis.net/messages/676097

    Tagués avec : , , , ,

    L’expulsion de l’ancien transfo occupé par de jeunes tchadiens est terminée – Rassemblement à venir

    Depuis ce matin, à Bagnolet, dimanche 2 juin 2019, l’occupation de l’ex-Transfo par un collectif de jeunes tchadiens a été rendue publique.

    • L’expulsion s’est terminée vers 11h

      Une soixantaine de flics est arrivée vers 6h30 et a forcé rapidement la grille. Les occupants se sont réfugiés sur le toit puis mis à cheval sur les rebords. Des flics cordistes sont arrivés vers 9h30 et les ont attrapés un par un de façon super dangereuse. Les quelques pompiers présents avaient mis un truc gonflable, à 1 mètre des pointes en fer de 30cm du portail… 7-8 occupants sont sortis libres, les autres ont été embarqués

    • RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ LUNDI À 6H DU MATIN

      Malgré les preuves d’occupation depuis plus de 48 heures, il se pourrait que la police passe à l’offensive dans la matinée du lundi 3 juin. Le risque d’expulsion étant présent, rendez-vous ce lundi 3 juin à 6h du matin devant le 57 avenue de la République, à Bagnolet (métro Gallieni ou Robespierre), pour empêcher toute tentative d’expulsion.
      Un logement pour tou·te·s !
      Soyons nombreux·euses en solidarité !

    • Statu quo pour l’occupation à Bagnolet

      Les Tchadiens sont sur le toit. Les flics ne semblent pas vouloir rentrer dans le lieu pour l’instant. Vous pouvez passer y a des places à l’ombre pour les soutiens 😉

    • On a besoin de monde !

      Nous sommes une quarantaine dehors face à une quinzaine de condés attendant des renforts.

    • Solidarité !

      L’expulsion se prépare malgré les preuves d’occupation depuis plus de 48 heures !

    • Les flics sont devant le lieu, besoin de soutien !

      Il y a 20 flics, qui ont enlevé leur casque devant la chaleur (la météo avec nous) ont coupé les chaines qui maintenaient la porte d’entrée. Ils ont le LBD en main.
      Des soutiens sont à l’extérieur et gueulent ! On a besoin de plus de monde !

    Situé au 57 avenue de la République à Bagnolet, le Transfo avait été squatté entre novembre 2012 et octobre 2014. Depuis près de cinq ans, il est resté vide et inoccupé.

    Ce matin, un peu avant 6h30, des vigiles de sécurité privée ont tenté d’intervenir et ont appelé la police pour mettre fin à cette nouvelle occupation.

    Au fil de la matinée, les flics ont tenté de persuader les occupants de quitter les lieux, en vain. Une partie des nouveaux occupants sont d’ailleurs montés sur le toit pour empêcher une expulsion.

    Depuis 11h, un rassemblement est en cours au 57 avenue de la République en solidarité avec l’occupation de l’ex-Transfo. Soyons nombreux-euses !

    [Publié initialement sur Squat.net le 2 juin 2019.]

    Tagués avec : , , ,

    Communiqué de presse de la nouvelle Maison du Peuple Marseillaise

    A la suite de la manifestation de samedi 1er juin, un ancien pôle emploi situé au 57 rue Brochier a été rendu au peuple. Abandonné depuis une année, il a été reconverti en maison du peuple. La police est actuellement devant.

    Votre Pôle Emploi vous informe.

     

    • Départ des policiers

      Les quelques policiers sur place jusqu’à présent sont partis… La maison du peuple est libérée ! L’AG à 18h est bien sûr maintenue, venez avec des projets !

    • 5 minutes sonores avec les occupant.e.s

      Une petite interview nous est parvenue, retrouvez-là en bas de l’article.
      Le rendez-vous à 18h tient toujours.

    • Venez pour l’Assemblée Générale à 18h !

      Il y a toujours les gens à l’intérieur, et la police est pour une grande partie partie. Rejoignez l’occupation directement maintenant, ou allez-y pour 18h, pour la grande Assemblée Générale !

    • Toujours là !

      Présence continue de flics, 25 soutiens sur place, petit dej’ disponible. Les flics semblent étudier des entrées potentielles.

    A Montpellier, Saint-Nazaire, Caen, le Pouzin déjà les Maisons du Peuple fleurissent et aujourd’hui, pour vous, c’est à Marseille qu’on libère des espaces !

    Depuis de trop nombreuses années les soulèvements sociaux se voient marginalisés et méprisés par les politiques. Après six mois de lutte des Gilets-Jaunes, le gouvernement n’a répondu qu’avec la violence de la répression policière. Aujourd’hui nous dénombrons de trop nombreu.x.ses bléssé.e.s, mutilé.e.s et emprisoné.e.s et ici, à Marseille, notre pensée va tout particuliérement à Zineb Redouane tuée par la police le premier décembre dernier lors d’une manifestation.
    Ici, à Marseille, six mois après la mort de huit personnes dans les effondrements de la rue d‘Aubagne, la Mairie n’a répondu qu’avec violence et mépris habituel et ce sont 3000 expulsé.e.s qui se retrouvent face à sa scandaleuse ingérance. D’autre part c’est tou.te.s les Marseillais.e.s qui subissent au quotidien la politique mafieuse de détournement de fonds publics, une gestion catastrophique de la ville ainsi qu’une épuration sociale criminelle.
    La discrimination d’Etat des dits “étrangers” pousse tragiquement à une montée du racisme et de la xénophobie et aujourd’hui, en France et plus largement dans le monde, et les politiques migratoires se font chaque jour plus répressives et meurtrières.
    Notre respect va à toutes celles et ceux qui luttent contre les violences sexistes et ici à Marseille, aux travailleuses de NH Hôtel qui s’organisent contre le partage du monde dont elles font les frais.
    Alors que les politiques économiques creusent chaque jour un peu plus les inégalités sociales, alors que le système capitaliste actuel détruit et saccage la planète au profit de l’économie, il est plus que jamais évident qu’il n’y a rien à attendre des Macron, Gaudin ou politiciens en tous genre. Prendre l’esprit d’initiative, travailler depuis le peuple les problématiques sociales, questionner et changer radicalement les logiques qui depuis trop longtemps nous poussent vers le goufre, c’est pour cela aujourd’hui que votre pôle-emploi de la rue Brochier se change en Maison du Peuple !

    Ce batiment négligemment laissé à l’abandon alors que les necessités de logement se font de plus en plus évidentes dans cette ville, que les crêches et les espaces d’émancipation sociale nous manquent cruellement, nous proposons d’ouvrir cet espace pour fabriquer nous même ce dont on nous a privé.e.s. Espace de création, de partage, de formation, de soutien, d’accueil, de reconversion, de refléxions, d’actions, de solidarité, de planification, de rencontre, d’épanouisement populaire, d’autodéfense, d’organisation. Rien que ça ! Ce lieu se propose d’être une base collective pour les luttes d’ici et d’ailleurs, un espace ouvert à qui le veut pour prolonger cette aventure.
    Pour cela nous avons besoin de vous, car du travail il y’en a !

    La première grande Assemblée Générale se tiendra ce lundi 3 juin à 18h. Venez, seul.e.s ou en collectif, pour voir les lieux et élaborer ensemble ce que sera ce lieu.

    A l’heure actuelle, la police encercle le bâtiment pour tenter de l’expulser, mais nous ne cederons pas !
    Rejoignez-nous au 57 rue Brochier !

    Nul besoin d’expulser la Mairie. Nous avons décidé d’ouvrir la notre. Notre Maison du Peuple.

    Une interview sonore des occupant.e.s nous est parvenue, la voici :

    Via Mars Infos: https://mars-infos.org/communique-de-presse-de-la-4126
    00:00
    05:33
    MP3 - 4 Mo
    Tagués avec : , , , ,

    Appel à soutien et retour sur les derniers évènements de La Borie

    Qu’est-ce que La Borie et pourquoi ce lieu est à défendre :

    Cet endroit au coeur des Cévennes est une terre de résistance depuis 30 ans. Résistance face à un projet de barrage qui allait détruire la vallée du Gardon, expropriant les paysans. La lutte l’a emporté et le projet de barrage a été arrêté.

    Depuis, le lieu n’a cessé d’être occupé par différentes entités, dont un collectif avec pour base des valeurs autogestionnaires, féministes, anti-psy et anti-autoritaires. Ce collectif y a construit un refuge, un espace hors de la temporalité capitaliste, un lieu d’accueil et en dehors des rapports monétaires. Il est peuplé par des personnes de tout âge, avec des enfants en liberté, qui l’ont façonné à leur manière.
    La situation a évolué avec la nouvelle municipalité, passée à un notable local dont la famille dirigeait l’entreprise en charge de la construction du barrage, bien décidé à expulser le lieu.
    Les voies juridiques de recours viennent d’être épuisées et le lieu est désormais expulsable.

    – Les derniers évènements :

    Les habitant-es de La Borie ont vu lundi dernier une des deux pistes d’accès au lieu se faire dégager par une pelleteuse. Celle-ci était bloquée pour rendre plus difficile toute intervention policière. Elle a ensuite été rebloquée la nuit suivante.
    Peu de temps après, une info tombe : la municipalité, encore propriétaire du lieu, aurait signé un bail sur toute la Borie, comprenant une option d’achat, avec une personne ayant comme projet un « Camping EcoVillage ».
    Les habitant.e.s, à leur grande surprise, ont appris qu’elle avait déjà commencé à habiter à la Mielerie (l’une des maisons de la Borie) et qu’elle était à l’initiative de la venue de la pelleteuse : selon ses dires ce n’était donc pas une préparation d’expulsion par les autorités.

    Celle-ci a fini par rencontrer le collectif samedi matin, lui apprenant son existence, confirmant les rumeurs de rachat de La Borie et expliquant qu’elle s’était entendue avec la mairie pour laisser au maire la charge de l’expulsion. Cet échange a été violent symboliquement pour le collectif, se trouvant à devoir subir la hiérarchie imposée par cette personne, sans avoir été aucunement consulté.

    Celle-ci a pour projet de s’installer à la Borie, amenant avec elle des jeunes en rupture qu’elle a accompagné dans une structure de réinsertion et qu’elle veut aider à s’installer : agriculteur bio, médecin, aromathérapeute.

    Le collectif a décidé de geler l’avancée de son installation, lui demandant de partir, le temps d’éclaircir la situation. Elle dit depuis vouloir composer avec notre présence.
    Elle a informé de la venue ce lundi d’un employé de Domaine de France, chargé de l’expertise financière de La Borie, potentiellement accompagné de forces de l’ordre. Elle nous a précisé qu’elle ne souhaitait pas la présence de personnes en uniforme, qu’elle refusait qu’il y ait de la violence ou que « du sang coule ».

    Lundi matin, cet employé est venu accompagné par des gendarmes, policiers municipaux et PSIG (équipe d’intervention spéciale de la gendarmerie.)
    Pour éviter toute intervention du PSIG et après discussion avec la « future propriétaire », il a été accepté à contre-coeur de le laisser entrer, avec pour seule escorte un policier municipal afin d’expertiser uniquement les maisons du coté de la mielerie.

    Sur l’ordre du jour du conseil municipal de Saint-Jean-du-Gard de ce Lundi 27 Mai, il était question de la signature de la Convention d’Occupation de La Borie. Le collectif a donc décidé d’y faire un tour, déguisé.es, pour faire présence dans cet espace qui juge de notre sort sans nous consulter. Des personnes ont interpellé le maire en lui demandant si il allait bel et bien mettre des dizaines de personnes à la rue. Après quelques raclements de gorges gênés, il a répondu qu’il le ferait.

    Mardi, la future propriétaire a eu rendez-vous avec le maire et lui a demandé qu’il n’y ait pas d’expulsion. Selon ses dires, il s’est engagé oralement à ne pas le faire tant que tout se passerait bien entre le collectif d’occupant.es de La Borie et elle. Et cela sans pouvoir produire d’attestation ou quoique ce soit ayant valeur juridique.

    Ca laisse le collectif dans le flou, toujours vulnérable face à une expulsion, et soumis au bon vouloir de cette nouvelle arrivante, sous peine de devenir indésirable.

    Nous sommes dans cette situation d’instabilité, au jour le jour, tiraillés entre nos valeurs et nos craintes. Nous gardons la certitude que La Borie est un espace d’agriculture respectueuse, un refuge pour les existences hors normes, incompatibles avec la société. Il est clair que nous ne voulons pas de toute forme de gentrification et d’industries touristiques dans ces terres communes.

    – Besoin de soutien :

    Plus que jamais, La Borie a besoin de soutien, pour que son collectif tourne et ne s’épuise pas, pour occuper l’espace, préparer sa défense face à de potentielles futures expulsions.
    Nous sommes ouvert.e.s à toutes les énergies. La Borie est accueillante et hospitalière. Y’a de la place pour construire des cabanes, planter des trucs..

    Liste des Besoins matériels non exaustive :
    – Matériel de medic
    – Talkie walkies
    – Matos de protection en cas d’expulsion
    – Matos peinture
    – Jumelles
    – Draps/banderoles
    – Bouffe
    – Batteries 5V/12V
    – Lames de scie sauteuse et forets (bois, métaux…)
    – Pinces coupantes
    – Bougies/Lanternes/Frontales

    via La Borie https://laborie.noblogs.org/2019/05/29/appel-a-soutien-et-retour-sur-les-derniers-evenements-de-la-borie/

    Tagués avec : , , , ,

    *** OUVERTURE MAISON DU PEUPLE DE CAEN ***

    Au 20 cours Montalivet à Caen, des locaux sont occupés depuis le 22 mai et nous annonçons aujourd’hui (25 mai) l’ouverture au public d’une Maison du peuple.

    Ce lieu est ouvert depuis plus de 48h par des militant-e-s qui sont en contact avec un avocat. Il ne peut donc être expulsé sans une décision de justice.

    La Maison du peuple est d’abord un logement. Elle héberge actuellement plusieurs personnes qui étaient sans-domicile fixe, à l’image des difficultés que connaissent les Gilets jaunes et bien d’autres personnes au quotidien pour boucler les fins de mois comme pour se loger décemment. L’État ferme des centres d’hébergement d’urgence, expulse des migrants et met des gens à la rue tandis qu’il laisse tranquillement les capitalistes spéculer sur l’immobilier. A Caen par exemple, ce sont près de 8000 logements qui sont vides !

    C’est aussi un lieu d’organisation, d’éducation et d’entraide populaire. La Maison du Peuple fonctionne à partir d’une assemblée et elle est indépendante des partis politiques et des syndicats. Elle est ouverte à toutes et tous, quelles que soit leur couleur de peau, leur préférence sexuelle ou leur religion éventuelle.

    Tout le monde est donc le bienvenu et nous invitons les individus et collectifs (Gilets jaunes, Action climat, convergences des luttes, contre les dominations, etc.) à venir s’approprier l’endroit.

    Ce lieu est toujours couvert par un bail précaire que Caen-la-Mer avait accordé à la Coop 5% jusqu’au mois de décembre 2019. Ce lieu accueillait déjà du public, il serait donc malvenu d’essayer de nous expulser au prétexte que le bâtiment ne serait pas aux normes. En revanche, nous garantissons à la Coop 5% que nous prendrons soin des affaires qu’ils ont laissé et qu’ils pourront récupérer dès qu’ils le souhaitent. Il en est de même pour les décors de théâtre présents sur place.

    Nous appelons toutes celles et ceux qui le désirent à venir faire vivre ce lieu de solidarité, de culture et de lutte.

    Le 25 mai 2019, Les occupant-e-s de la Maison du Peuple.

     

    via Cerveaux non disponibles https://m.facebook.com/cerveauxnondisponibles/photos/a.378216892277202/2180978645334342/?type=3&theater

    Tagués avec : , ,

    Un toit pour les exilé·e·s du squat Henri Russel : suivi de l’inauguration du 44 avenue de Muret

    Le 14 mai 2018, le Collectif des Réfugiés Occupants du Mirail (CROM) ouvrait un grand immeuble de bureaux entièrement inoccupé dans le quartier Saint Michel. Ces derniers temps la préfecture multiplie les menaces d’expulsion. Pour y parer, un nouveau lieu est ouvert.

    • Plus de flics au 44 avenue de Muret

      Tous les flics sont partis.

    • Une banderole au 44 avenue de Muret

      JPEG

    • Byebye ?

      Le vigile et la BAC sont partis. Il reste deux voitures de la nationale et une voiture noire banalisée.

      On dépasse facilement les 120 personnes présentes maintenant !

    • Toujours plus de flics

      Une troisième voiture de flics est là. C’est la BAC. Les flics mettent des cagoules. Une voiture de gendarme est aussi là.

    • Une deuxième voiture de la nationale

      Une deuxième voiture avec des policiers pas content dedans vient d’arriver devant le 44 avenue de Muret

    • Du monde à l’inauguration !

      Une centaine de personnes inaugure actuellement le 44 avenue de Muret, quelques soutiens dehors également. N’hésitez pas à passer pour soutenir les occupant·es !

    • La police est devant le 44 avenue de Muret

      Quatre flics de la Nationale sont devant le portail du 44 avenue de Muret avec flashball. Un vigile avec un chien est aussi là. N’hésitez pas à venir soutenir les occupant·e·s !

    • Une photo de la cour du 44 avenue de Muret

      Il y a du potentiel !

      JPEG

    • Inauguration du 44 avenue de Muret

      Inauguration du 44 avenue de Muret !
      C’est gigantesque.
      Ramenez du soutien de la bouffe des matelat tout le tralala.

    Les personnes s’occupant de l’inauguration donnent rendez-vous à 15h ce dimanche 26 au tram Croix de Pierre. Il est demandé de ne pas venir avec ses papiers d’identité et d’apporter de quoi boire/manger/jouer.

    Tagués avec : ,

    Montpellier : les gilets jaunes occupent un cinéma pour en faire une maison du peuple

    « Le cinéma qui nous aide à vivre, c’est le cinéma du peuple. »

    A l’ancienne, le cinéma n’est pas cette salle aseptisée pour public discipliné, cette salle où l’on s’entasse bêtement par troupeau dans un quelconque multiplexe de zone commerciale. A l’ancienne, le cinéma et le ciné-club étaient des lieux de vie, où l’on se bagarre pour des idées, où l’on discute de ce que l’on voit avec les camarades du quartier. Le cinéma était un lieu où l’on suivait les actualités et donc là où on les commentait. Loin des éternels bourgeois qui se retournent pour vous dire de vous taire et qui vont au cinéma comme ils vont à l’opéra, la salle de cinéma et le ciné-club étaient des espaces populaires. C’est-à-dire des espaces d’expression vitale, directe et collective.

     

    Royal Maison du peuple from Signé X on Vimeo.

    Le ciné-club est né, pendant l’occupation nazie, de la rencontre entre l’éducation populaire et la résistance armée. Encore aujourd’hui, le cinéma est un lieu de lutte et de résistance, le cinéma est cette salle obscure où l’on se retrouve en scred à l’abri des condés. Encore aujourd’hui, le cinéma est un de ses rares espaces de débat et d’échange.

    Mais la salle de cinéma, comme tout ce qui reste de vivant et de commun dans les centres villes, est une espèce en voie de disparition. Le cinéma, avec le reste des lieux qui font la vie quotidienne et par là qui font les lieux de lutte, tend à être relégué en périphérie et doit laisser sa place à des projets urbains détestables. Nous le savons, dans le projet délirant de l’Empire des crevards tout ce qui vit doit être mis sous vide et emballé de plastique. Ce qui vaut pour la salade vaut pour le film. Alors oui, bien sûr, il y a deux réalités : De la bonne nourriture bio, des films d’auteurs-d’arts-et-d’essais livrés à domicile par les auto-esclaves en vélo pour les uns, de la bouffe et des films de merde à 20 kilomètres de bagnole pour les autres. Rappelons au passage que ces films de merde sont réalisés par les uns pour les autres, qui (ceux des usines cochonou du cinéma) tout en sachant qu’ils produisent de la merde, prétendent par pure hypocrisie, et tout en entretenant cet état des choses, que c’est ce que les « gens » veulent voir.

    Cet avenir, c’était la destiné du cinéma historique le Royal au centre-ville de Montpellier.Fermé en janvier 2015, ses propriétaires : le groupe Aubert envisage d’ouvrir un multiplexe (un supermarché du cinéma donc) à Saint-Gély-du-Fesc. Et le bâtiment devait être transformé en immeuble d’appartements dans le cadre du projet de rénovation de la rue Boussairoles toute proche de la place de la Comédie.

    Jusqu’à ce que le cinéma soit occupé et qu’il devienne un lieu de vie et de création incontournable. Pendant 10 mois en 2017, le cinéma le Royal devait être un repère pour beaucoup d’entre nous. Dans les salles de cinéma intactes furent organisés des ciné-clubs, des concerts, des fêtes, des réunions scred et des assemblées de lutte. Le cinéma le Royal Occupé attira tellement de monde qu’il faudrait être aveugle pour ne pas voir la nécessité d’un tel lieu de réappropriation. Le procès de ses occupant.e.s, qui débutait le premier jour du carnaval des geux [1], mobilisa une foule joyeuse qui envahit le tribunal. Le cinéma avait tant crée de liens et de solidarité que le carnaval de cette année se transforma en émeute. Nous qui avons vécu cette expérience en gardons un souvenir inoubliable, de fête esthétique et politique. Le 11 mai 2017 la police comme à son habitude gâchait la fête en expulsant violement les derniers occupant.e.s du Royal, et depuis le cinéma tristement muré restait à l’abandon.

    Jusqu’à ce que, le samedi 27 avril 2019, pour l’acte XXIV de la mobilisation des gilets jaunes, les portes soient rouvertes par les manifestants. Nous reproduisons ici un post facebook du Royal occupé en exil devenu le Royal Maison du peuple :

    « Le bâtiment du Royal vient de ré-ouvrir grâce à la volonté et la coordination des gilets jaunes. Il devient la maison du peuple de Montpellier et la première réunion de fondation (assemblée générale gilets jaunes) aura lieu dimanche 28/04/2019 à 14h.

    Pour tenir jusqu’à dimanche le lieu a besoin de gens en permanence (jour et nuit).

    Travaux : 
- déblayage hall 
- remise en état d’une salle pour l’AG 
- ramener des balais / serpillères / sceau 
- ramener de la bouffe – RAMENE TOI

    Le Royal occupée est fier de voir que ce lieu de lutte historique vie encore et que les gilets jaunes sont chauds de la lutte. »

    Avec eux, nous nous réjouissons que le cinéma redevienne une maison du peuple.

    Brigades d’action cinématographiques

     

    [1« À Montpellier, le mardi gras se célèbre depuis des années par le Carnaval des Gueux, une fête parfaitement inorganisée à la gloire des sales mômes, des culottes sales, des haleines fortes et de toutes celles et ceux qui ne rentrent pas dans les cases de la société. » dans https://lepoing.net/evenement/carnaval-des-gueux/

    via Lundi Matin : https://lundi.am/Montpellier-les-gilets-jaunes-occupent-un-cinema-pour-en-faire-une-maison-du

    Tagués avec : , , , , ,

    [ZAD NDDL] Rien à déclarer, rien à négocier, tout à recommencer

    Rien à déclarer, rien à négocier, tout à recommencer

    Tagués avec : , , , , ,
    Top