Trespass Journal

Athens: Staki of self-organize collectives of anarchist immigrants

Staki of self-organize collectives of anarchist immigrants
۲۷ تیر اخبار روز

Today 17 July 19, we the self-organize collective of anarchist immigrants together with others self-organize collectives and individuals solidaritian occupied a abandoned shop in the corner of Tsamadou/Tositsa streets, exarchia
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ZAP La vague: Résistance au surf park

Bonjour à vous, la résistance contre le projet de Surf Park à Saint Père en Retz (44) va entamer une étape importante le week-end du 20-21 Juillet. On espère vous voir nombreux-se-s à ce week-end de construction de la ZAP (Zone A Protéger ou Zone d’Autonomie Paysanne) qui sera aussi riche en festivités 😉 Le week-end est organisé conjointement avec l’association Pays de Retz Environnement.

Nous vous transmettrons d’ici peu l’affiche, le tract et le programme à diffuser autour de vous, mais d’ici là n’hésitez pas déjà à passer le mot via le partage de cet article : http://terres-communes.zici.fr/surf-park-rebondissement-vers-une-future-zad-et-dissonance-cognitive-chez-les-elu-e-s-ya-t-il-un-docteur-dans-la-salle/ ainsi que celui-ci : http://terres-communes.zici.fr/lalter-tour-en-soutien-aux-luttes-menees-dans-le-pays-de-retz-vient-nous-rencontrer-le-20-juillet/

Si vous souhaitez venir poser un stand durant le week-end, contactez-nous également (pas de stand représentant un parti ou un syndicat par contre).

De même les coups de main en amont et durant le week-end sont les bienvenu-e-s 😉 Et pour la suite, concernant l’occupation du terrain, tout soutien sera également le bienvenu.

A très vite,

Le collectif Terres Communes
— Blog du collectif : http://terres-communes.zici.fr/

la résistance contre le projet de Surf Park à Saint Père en Retz (44) va entamer une étape importante le week-end du 20-21 Juillet. On espère vous voir nombreux-se-s à ce week-end de construction de la ZAP (Zone A Protéger ou Zone d’Autonomie Paysanne) qui sera aussi riche en festivités 😉 Le week-end est organisé conjointement avec l’association Pays de Retz Environnement.

Nous vous transmettrons d’ici peu l’affiche, le tract et le programme à diffuser autour de vous, mais d’ici là n’hésitez pas déjà à passer le mot via le partage de cet article : http://terres-communes.zici.fr/surf-park-rebondissement-vers-une-future-zad-et-dissonance-cognitive-chez-les-elu-e-s-ya-t-il-un-docteur-dans-la-salle/ ainsi que celui-ci : http://terres-communes.zici.fr/lalter-tour-en-soutien-aux-luttes-menees-dans-le-pays-de-retz-vient-nous-rencontrer-le-20-juillet/

Si vous souhaitez venir poser un stand durant le week-end, contactez-nous également (pas de stand représentant un parti ou un syndicat par contre).

De même les coups de main en amont et durant le week-end sont les bienvenu-e-s 😉 Et pour la suite, concernant l’occupation du terrain, tout soutien sera également le bienvenu.

A très vite,

Le collectif Terres Communes
— Blog du collectif : http://terres-communes.zici.fr/

https://zad.nadir.org/spip.php?article6589

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Bure : Le bois Lejuc est réoccupé !

Consultez les articles fils d’infos pour des nouvelles fraiches, particulièrement avant de venir sur place

Près de Bure, le bois Lejuc est réoccupé depuis le 18 juillet à 14h. De nombreuses personnes ont réinvesti ce lieu au sol comme dans les arbres pour réaffirmer leur opposition au projet de centre d’enfouissement de déchets radioactifs Cigéo, au nucléaire et à son monde, industriel, colonial, militaire. Les forces policières qui occupaient jusque là ce lieu stratégique et protégeaient les intérêts de l’Andra ont été contraintes de quitter les lieux. Nous appelons dès maintenant à converger dans le bois Lejuc ainsi que dans les villages de Bure et Mandres-en-Barrois, situés à deux kilomètres de la forêt.

Le bois Lejuc est sur la zone du projet de poubelle nucléaire. L’Andra projette de le défricher pour y faire des fouilles archéologiques et des forages, et à terme de le bétonner pour y construire des puits de ventilation. Le bois a déjà été occupé à deux reprises auparavant, en juillet 2016 puis du 15 août 2016 au 22 février 2018, date à laquelle 500 gendarmes ont expulsé la forêt et détruit les habitations des occupantes.

Sur place, la répression s’exprime par une présence policière quotidienne, des contrôles judiciaires, des interdictions de territoire, des perquisitions, et des peines de prison ferme et avec sursis. Cette réoccupation se veut aussi une réponse à la répression de l’État, affirmant que l’opposition sur le terrain n’a pas été étouffée. L’État réprime et expulse, ces dernières années comme toujours. Bure n’est qu’un de ses nombreux laboratoires du maintien de l’ordre. Ce 18 juillet, nous avons essayé de le mettre en déroute et les flics n’ont eu d’autres choix que de reculer.

Nous appelons à converger dans le bois Lejuc ainsi que dans les villages de Bure et Mandres-en-Barrois, situés à deux kilomètres de la forêt. Si vous souhaitez nous soutenir, vous pouvez venir sur place, où nous avons besoin d’aide au sol, dans les arbres, dans les villages. Que ce soit pour grimper dans les arbres, construire des barricades, les tenir, apporter du matériel, préparer à manger, etc. Vous êtes bienvenues. Vous pouvez aussi diffuser le plus largement possible ce communiqué. Si vous ne pouvez pas vous déplacer, c’est aussi possible de nous soutenir de loin, les infrastructures de l’industrie nucléaire et les sous-traitants travaillant pour l’Andra sont partout.

Si vous souhaitez venir, vous pouvez consulter le site bureburebure.info pour des informations actualisées concernant la situation sur place.

À l’attention des journalistes : les personnes sur place ne souhaitent pas répondre aux questions ou aux interviews et ne souhaitent pas en dire davantage que ce qui est écrit ci-dessus. Si vous souhaitez diffuser une information, relayez ce communiqué.

https://bureburebure.info/communique18july-fr/

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Le squat de A à Z : mise à jour 2019

Le squat de A à Z est un guide pratique et juridique (lois françaises) qui donne quelques conseils pour ouvrir un squat et faire en sorte de ne pas se faire expulser trop vite…

Une nouvelle version vient d’être publiée, vingt ans après sa première parution (en 1999 !). La précédente mise à jour datait de 2014.

La version 2019 fait 44 pages. Elle a été rédigée principalement courant 2018, lors de plusieurs sessions d’écriture par des squatteur.euse.s de la banlieue parisienne, prenant en compte les éventuelles modifications juridiques jusqu’à juin 2019 (donc y compris la loi ELAN, qui en réalité n’a rien changé concernant les squats).

À lire sur infokiosques.net.

Deux versions PDF à télécharger/photocopier/diffuser:
[ 1 | 2 ]

Si jamais vous avez la motiv’ pour vous lancer dans une traduction, en n’importe quelle langue, contactez-nous. On s’occupera de la mise en page (et de la diffusion sur internet).

Pour tout contact:
a-z@@@squat.net

via squat.net: https://fr.squat.net/2019/06/27/le-squat-de-a-a-z-mise-a-jour-2019/

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Que reste-t-il du champ des possibles ouvert par la zad ?

Une critique de la normalisation des activités à la zad, et du déploiement du fonds de dotation visant à acheter terres et bâtis.

La lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a été menée par un large mouvement composite aux tendances anticapitaliste, écologiste, paysanne, anarchiste etc. Des dizaines de milliers de personnes dans toute la France et au-delà y ont pris part pendant des années jusqu’à l’abandon du projet d’aéroport le 17 janvier 2018, ce qui fut une victoire historique.

La zad avait ceci de particulier qu’il y était possible entre 2009 et 2018, de construire une cabane ou faire de l’agriculture selon ses propres règles, d’élever des chèvres en groupe sans les identifier avec des puces électroniques, de tester des formes de poly-activité, de bricoler etc. tout ça, parti de rien. Or, dans ce monde, toutes ces choses sont rendues très difficiles si l’on n’est pas privilégié socialement, propriétaire ou héritier.

Qu’est-ce qui a changé depuis un an ? Que penser des perspectives actuelles d’achat des terres et d’installation paysanne sur la zad ? Quelle est la portée politique des batailles en cours ?



L’auteur de ces lignes est lié au mouvement des zad. Il a participé durant des mois à l’occupation contre le barrage de Sivens et a été membre d’un comité de soutien à la zad de NDDL. Aujourd’hui, il est paysan boulanger bio. Ce texte s’intéresse surtout à la question agricole à la zad et n’est donc qu’une analyse partielle de la situation. Ce n’est qu’une modeste contribution à un nécessaire bilan critique sur la zad. Il appelle à des réponses.

Le pari des COPs ou la porte ouverte à la normalisation

Avec une violente phase d’expulsions et de destruction des habitats – qu’ils soient sauvages (les cabanes à l’Est) ou plus présentables (les 100 noms) – l’Etat a, en avril 2018, envoyé un message clair : acceptez nos conditions ou nous allons vous écraser. C’est ainsi qu’une partie du mouvement a décidé de se soumettre aux règles du jeu dictées par l’Etat : remplir des fiches administratives débouchant sur l’obtention de Conventions d’Occupation Précaires (COP). Une quarantaine de fiches est déposée en mai 2018, puis ne sont retenus en juin 2018 que 15 projets aboutissant à la signature de 11 COP – 4 projets se trouvant sur des terres convoitées par d’autres exploitants. Ce processus de tri exclue donc la majeure partie des 200 habitant.e.s. Ces COP couvrent 170 ha de terres sur les 1500 ha de l’ancienne zad.

L’idée de s’engager collectivement dans cette voie de la régularisation via les COP, a été défendue par des occupant.e.s parmi lesquels le CMDO (Comité pour le Maintien des Occupations [1].), les Naturalistes en lutte, les paysans anti-aéroport au sein de COPAIN 44 et l’association Poursuivre Ensemble.

“Le bénéficiaire s’engage à informer immédiatement l’État, par tout moyen, de toutes occupations par des tiers des Terrains (occupations ou constructions illicites, entreposage de matériaux, stationnement de véhicules, …)” Extrait d’une COP signée en 2018

Contrairement à un fermage qui est reconduit perpétuellement par tacite reconduction, et protège ainsi le fermier, ces COP sont très contraignantes et non sécurisantes. Il faut par exemple informer l’Etat si les terres sont occupées. Elles ne sont pas reconductibles et le contrat peut être rompu à tout moment. Si le signataire ne quitte pas les terrains en cas de rupture de bail, des astreintes financières sont prévues à son encontre. 

La promesse d’un bail de fermage plus pérenne est conditionnée à la normalisation des activités dont l’avancement est régulièrement discuté durant les Comités de Pilotage (COPIL) entre syndicats agricoles, administrations agricoles, services de l’Etat, communauté de communes et associations d’exploitants agricoles historiques. Les occupant.e.s ne sont pas présents dans ces réunions.

Concernant l’agriculture à la zad, la normalisation recouvre le processus administratif aboutissant à l’obtention d’un statut d’exploitant agricole. Ce statut nécessite de travailler une superficie minimale, de respecter des règles très contraignantes notamment en élevage (normes sanitaires pour les bâtiments, déclaration de mouvement dans le troupeau, identification électronique des bêtes etc.), et de payer plus de 3000 € de cotisations sociales par an. Tout ceci contraint l’activité qui doit se développer, devenir rentable. En contre-partie, on a droit à un statut social, à toucher les primes PAC, à obtenir des prêts bancaires et une aide financière à l’installation. En somme, les COP permettent à l’Etat d’orienter, contrôler et contraindre les activités des bénéficiaires.



Fin du printemps 2018, les occupant.e.s promouvant cette stratégie tentent de rassurer les soutiens extérieurs sceptiques :

“Cette signature doit prolonger notre volonté de nous tenir collectivement dans ce pari risqué, c’est à dire de continuer collectivement la défense administrative tout en ayant la capacité à se mobiliser largement sur le terrain à divers niveaux (…) Bien entendu, la stratégie administrative est une défense menée conjointement à la confrontation sur le terrain, et sans assignation binaire à tel ou tel type de barricades, qu’elles soient de pneus ou de papier.” A propos de la signature des COP, juin 2018

Un an après, force est de constater que cette volonté affichée de favoriser une complémentarité des modes d’action est révolue. En mars 2019, l’Etat organise l’expulsion et la destruction de 5 cabanes “hors-norme” : la cabane et la plate-forme de Lama fâché, Youpi youpi 2, la Cabane sur l’eau et le Port. Le site zad.nadir (tenu par des occupant.e.s pro-normalisation) ne relaie pas l’appel à soutien et à ré-occupation et se justifie par des arguments diplomatiques : en réoccupant la zad, on risque de se brouiller entre occupant.e.s, mieux vaut ne rien faire… On peut imaginer que la crainte réelle des adminstrateurs de zad.nadir était plutôt de ne pas plaire à la préfecture… En réponse, l’accès au site zad.nadir est détourné vers le site Indymedia Nantes, pour que l’appel à réoccupation puisse être lu malgré la censure initiale.

“Nous redoutons de nouvelles « opérations policières » dans les jours qui viennent. Nous vous invitons dès à présent à nous rejoindre sur place entre l’Est, La Grée, le Rosier, la Wardine et Bellevue, puis particulièrement à partir du 6 avril, pour lancer des chantiers de constructions, plantations, discussions et bien plus… (…) Nous tenons à l’accueil inconditionnel de toute personne et nous souhaitons que ces terres et ces idées, pour lesquelles nous avons risqué nos vies et nos libertés, restent celles de possibles infinis et d’expériences de vies, sociales et politiques, librement choisies. “ Invitation à nous rejoindre, mars 2019

Cette anecdote montre une rupture de solidarité provenant des occupant.e.s pro-normalisation ainsi qu’une tentative de leur part d’étouffer les voies dissonantes. Tout d’abord, certains lieux de vie ont vus dès avril 2018 des COPs être déposées sur leurs terres alors que tous les habitant.e.s n’étaient pas d’accord pour cela (c’est par exemple le cas du moulin de Rohanne, de la Wardine et du Rosier) : c’est l’accaparement. Ensuite, on tempère ou on s’oppose à des appels à réoccupation, squat, installation sauvage : c’est la pacification. Au final, ces pratiques tendent à rendre hégémonique la dynamique de normalisation.



De nombreuses personnes soutiennent la thèse – difficilement vérifiable mais jamais démentie – que ce n’est pas un hasard si les personnes victimes d’expéditions punitives sur la zad en 2018 comptaient parmi les récalcitrants les plus téméraires à la normalisation [2].

Aujourd’hui, seule une partie des 13 COPs finalement signées ont été transformées en baux de fermage par le Conseil Départemental, nouveau propriétaire de 895 ha de terres agricoles rétrocédés par l’Etat. Certaines COPs n’ont pas été converties car toujours dans l’attente d’autorisations administratives (Autorisation d’Exploiter).

La fraction du mouvement pro-régularisation réclame aujourd’hui la mise en place de Clauses Environnementales pour tous les nouveaux baux qui seront signés suite à des départs en retraite ou sur les terres “non historiques”. En mai 2019, un agriculteur de l’Amelaza (association d’une trentaine d’agriculteurs ayant cédé leurs terres à Vinci et qui veulent aujourd’hui les récupérer) arrache une haie et traite un champ à l’Est de la zad avec du glyphosate. Un communiqué sur le site officiel de la zad NDDL : [3] s’indigne de ces pratiques et en appelle au Conseil Départemental pour imposer des baux de niveau 2 (respectant à minima l’Agriculture Biologique). Une nouvelle fois, la lutte administrative a pris totalement le dessus sur un rapport de force de terrain. Peut-être y aurait-il eu plus de chances de s’opposer aux pratiques destructrices des agriculteurs de l’Amelaza si les modes de vie hors-norme de l’Est de la zad avaient reçu du soutien ? Si une partie des ancien.ne.s occupant.e.s ne s’étaient pas opposé.e.s à l’appel à ré-occupation de mars 2019 ?

Toutes ces normes, qu’elles soient environnementales ou sanitaires, qu’elles concernent les bâtiments agricoles ou la certification des semences, nécessitent de rentrer dans des cases, de remplir toujours plus de paperasses, de rendre des comptes à des gens déconnectés du terrain. Toutes les activités déclarées sont soumises à une surveillance administrative tatillonne, étroitement réglementée. Qui dit norme dit contrôle. Le respect de ces normes conditionne l’obtention des primes et diminue la liberté de mener son activité comme bon nous semble. Il faut saisir qu’il n’y a pas d’un côté les bonnes normes environnementales et de l’autre les mauvaises normes sur les semences, elles font toutes partie d’un même système qui rend aujourd’hui difficile l’installation paysanne [4]. 



Interrogée par France 3, une habitante de la zad témoigne. Sarah possède un diplôme d’ingénieur agronome (…) « On doit investir en aveugle, dans des clôtures, des tracteurs, du matériel de tonte, et il faudrait quelques dizaines de milliers d’euros pour aménager une fromagerie… Si on ne le faisait pas, nous aurions été balayés, avec nos projets, et pourtant, tous ces investissements ne garantissent en rien notre pérennité. »  
Erwan Joyeau, ingénieur agronome, et quelques autres, ont accepté de suivre une formation d’une vingtaine d’heures à la chambre d’agriculture. « On nous a expliqué les aspects administratifs, les normes….” Depuis l’été, il s’est aussi inscrit à la Mutuelle Sociale Agricole. Pour 2018, il cotisait uniquement pour les accidents du travail, soit 260 €, mais en 2019, il devra verser près de 3000 € de cotisations. « On sait que 2019 sera un cap difficile à passer, et nous sommes tous en train de travailler sur des budgets prévisionnels » précise Erwan [5].

Une illustration de la pression normative et fiscale qui pousse à de lourds investissements financiers ayant pour effet de contraindre l’activité avec la nécessité de se développer économiquement. Quantifier, rationaliser, optimiser. Tout ce qui a fait disparaître la paysannerie et qui décourage les agriculteurs. Ce qui fait que le rapport à la terre est remplacé par une vision d’ingénieur… Tout l’inverse de ce que la zad avait permis comme rapport au monde jusqu’à présent.



Si Zad will survive (plaquette éditée par le CMDO diffusée à plusieurs milliers d’exemplaires en février 2018) ambitionnait “de créer des précédents qui continuent à repousser le seuil de ce que les institutions peuvent accepter en espérant que ces coins enfoncés dans la rigidité du droit servent à bien d’autres que nous à l’avenir”, le pari des COPs débouche pour l’instant sur le droit de s’installer dans des conditions très précaires avec pour seul horizon de rentrer dans les normes avec les mêmes contraintes réglementaires et financières que partout ailleurs.

Force est de constater qu’à aucun moment, les 200 comités de soutien français à la lutte contre l’aéroport n’ont été appelés, depuis la zad, à occuper partout les administrations agricoles avec des revendications claires. A aucun moment, il n’y a eu une volonté de perturber le Comité de Pilotage pour essayer de changer les règles du jeu. Il n’y avait pas de volonté politique d’agir en ce sens. Il n’y a eu aucun discours public à ce sujet.

Il est primordial de noter que cette vision, qu’on peut qualifier de cogestionnaire [6] – optant pour la négociation en délaissant le rapport de force -, a été imposée par une fraction du mouvement et qu’elle n’était pas la seule possibilité. On peut citer le texte du groupe d’agriculteurs et agricultrices contre les normes qui pose un pose un diagnostic limpide :

“Nous vivons actuellement dans les campagnes, dans les fermes, des situations catastrophiques. Harcèlement réglementaire, normatif et judiciaire, contrôles administratifs avec des gendarmes à répétition, saisies de troupeaux, interdictions de vente sur les marchés pour non-respect des normes administratives, sanctions pour refus de contrôle, internements forcés dans le cadre des « protocoles suicide »… Du coup plus de 10 000 fermes disparaissent chaque année laissant derrière elles des ruines, des vies de salariés ou des morts et bien sur des sociétés agricoles qui s’agrandissent en employant des opérateurs. Les suicides se multiplient ces deux dernières années, étouffés par les médias et l’administration. Plus de 1 000 par an (3 fois plus que dans toutes les autres catégories professionnelles). (…) Ne croyez pas que cette pression administrative et industrielle n’atteint que les systèmes agricoles enchaînés aux banques et aux coopératives. Toutes les fermes la subissent et en meurent ou s’y plient, subvention à la clef ou pas.“ À Notre-Dame-des-Landes comme ailleurs, seul un territoire en lutte peut s’opposer à la normalisation industrielle agricole, comité de soutien 63 livradois forez, février 2018

Les membres de ce groupe ont proposé des discussions sur le sujet de la normalisation agricole au moment de la victoire en février 2018. Cela a suscité très peu d’intérêt sur la zad. Ensuite, en mars-avril 2018, une nouvelle tentative de rencontre a échoué du fait des expulsions et des tensions internes à la zad. L’appel de ce groupe d’agriculteurs à occuper les administrations agricoles pour les tenir à distance de la zad a été ignoré par les occupant.e.s pro-régularisation. La question de savoir comment s’organiser et résister face au rouleau compresseur administratif n’a pas été abordée publiquement par la suite, bien au contraire, la stratégie a plutôt été de “montrer patte blanche” en se fondant dans les cases de l’administration.

Ainsi, en novembre 2018, la DDTM de Loire-Atlantique a été occupée par 200 personnes. Le communiqué de presse [7] met en avant le sérieux administratif des anciens occupant.e.s. Il est mis en avant que les projets sont inscrits au Centre de Formalités des Entreprises, à la MSA, plusieurs porteurs de projet ont des diplômes agricoles et vont payer leurs cotisations sociales. Bref, ils et elles respectent en bon élève tous les devoirs demandés aux agriculteurs et demandent d’avoir les mêmes droits qu’eux. Un diagnostic du foncier ainsi qu’une répartition équitable étaient aussi demandés. On voit qu’on est bien loin d’essayer d’ “enfoncer des coins dans la rigidité du droit”. 

Or c’était bien parce que la zad représentait une brèche, un espoir pour ouvrir des possibles face à l’implacable normalisation industrielle, pour créer des espaces de liberté, de vie autonome loin des dispositifs administratifs que tant de personnes ont soutenu cette expérience.

Avec cette normalisation subie voire promue par une partie du mouvement, la zad a perdu ce qui faisait son intérêt et sa spécificité et on a du mal à voir pourquoi il faudrait mettre plus d’énergie à défendre l’ex-zad qu’à soutenir les petits agriculteurs bio, artisans ou collectifs autonomes plus proches de chez nous.

La fraction du mouvement qui négocie l’avenir des terres de la zad n’a aucune volonté politique de résister à la normalisation. Ainsi, s’installer sur un territoire qui a pendant longtemps été ouvert et inclusif, le lieu de nombreux possibles, devient tout aussi difficile et décourageant qu’ailleurs. Tout est mis en oeuvre afin que seules les personnes détentrices de capital financier et capables de vivre avec une pression administrative importante puissent rester vivre sur l’ex-zad.






















Un fonds de dotation pour la zad, c’est l’anti-réforme agraire

En parallèle des limites ou de l’échec de la stratégie des COPs, une structure juridique a été créée par la fraction du mouvement pro-normalisation (pour rappel : CMDO, les Naturalistes en lutte, les paysans anti-aéroport au sein de COPAIN 44 et l’association Poursuivre Ensemble). L’ambition est d’acheter le plus de terres et bâtis possibles. L’Etat est l’actuel propriétaire de ces biens et serait vendeur. Le fonds de dotation permet à ses contributeurs de défiscaliser leur don. Il permet aux bénéficiaires du fonds d’être usagers du bien sans en être propriétaires : usage et propriété sont dissociés.

La “terre en commun” se définit comme un “fonds de dotation au service du commun pour des projets allant dans le sens d’une protection de la biodiversité, (…) de l’agriculture paysanne et (…) des valeurs d’utilité sociale et de solidarité.” encommun.eco, site du fonds de dotation “la terre en commun”

D’emblée, l’usage sans nuance du terme “commun” pose question. La normalisation des activités sur la zad ainsi que la mise en place du fonds de dotation se sont faites malgré les réticences et désaccords formulés par des occupant.e.s du bocage [8]. Ainsi, peut-on parler d’une structure au service du “commun” quand des dizaines de personnes habitant un territoire s’opposent à son déploiement ? De nombreux échos provenant de la zad relatent des tensions entre des porteurs de projets soutenus par le fonds de dotation qui ont obtenu des baux sur des terres agricoles et d’autres personnes qui squattent ces espaces. Il serait plus honnête de dire que le fonds de dotation sert certains projets individuels et certains autres projets collectifs, et qu’il exclue bon nombre d’autres occupant.e.s. Mais parler sans nuance d’un commun abstrait relève de la ré-écriture de l’Histoire de cette lutte. Cela invisibilise de nombreuses personnes et pratiques.


“Ensemble, nous réussirons à atteindre notre objectif : obtenir 3 millions d’euros pour acquérir les bâtiments, terres et parcelles boisées sur lesquelles poursuivre l’aventure collective qu’est la zad de Notre Dame des Landes.” encommun.eco, site du fonds de dotation “la terre en commun”

Cette solution ne peut se mettre en oeuvre que parce que la zad a accumulé pendant des années une notoriété et un fort capital symbolique. Elle nécessite d’avoir un réseau de soutien constitué, avec en son sein des gens fortunés, il faut pouvoir manier les codes de la communication marketing et se rendre sexy.

Si une lutte semble s’ouvrir sur la question de l’habitat léger et du Plan Local D’urbanisme, les arguments avancés sont une nouvelle fois centrés sur le caractère exceptionnel du bocage :

“En initiant le dialogue avec les pouvoirs publics nous proposons une réponse exceptionnelle à une situation qui l’est tout autant : imaginer, comment pérenniser des habitats construits dans l’urgence, souvent dans la précarité” (S’abriter par temps de PLUi, avril 2019).

La force de la lutte et de l’imaginaire qui se développait à Notre-Dame-Des-Landes était d’articuler une lutte locale à des enjeux plus larges. Le problème est que les batailles actuelles ne partent pas d’une condition commune faite aux paysans ou aux néo-ruraux de toutes sortes pour créer des marges de manoeuvre qui pourraient bénéficier à tou.te.s. Au contraire, on revendique le côté exceptionnel de ce territoire pour organiser sa survie.

Par ce geste, on rompt la solidarité avec toutes celles et ceux qui ont défendu cet endroit et qui ne pourront jamais créer des dispositifs administratifs complexes et collecter des grosses sommes d’argent pour s’installer à la campagne. La dotation initiale pour créer un fonds de dotation est par exemple de 15000 €, ce qui est dissuasif pour bon nombre de personnes aspirant à vivre de la terre/avec la terre. Cette solution n’est donc pas reproductible pour le plus grand nombre et fait de la zad un territoire qui ne peut survivre que du fait de son histoire exceptionnelle.

De plus, le projet qui est promu en utilisant cette structure capitaliste est en rupture avec l’imaginaire véhiculé par dix ans d’occupation. En effet, une agriculture qui se soumet aux normes et qui nécessite des capitaux, voilà tout l’inverse de ce qui faisait l’intérêt de la zad. En lisant la plaquette de promotion du fonds de dotation, on a plus l’impression que le devenir de la zad se situe dans la ligne des oasis du mouvement des Colibris : on achète des lieux très cher, on obéit à l’administration et on y prend collectivement soin des “communs”.

“Le MST ne lutte pas seulement pour la terre mais pour la réforme agraire juste et non commerciale (pour l’expropriation et l’attribution des terres aux personnes qui la travaillent et non la vente des terres et l’endettement des paysans comme le proposent le gouvernement et la Banque mondiale (Banco da terra, novo mundo rural).)” Premier congrès du Mouvement des Sans Terre

Le Mouvement des Sans Terre au Brésil tout comme les paysans zapatistes au Chiapas revendiquent l’accès légitime à la terre et au territoire, en créant des rapports de force pour y accéder. Il aurait été possible de réclamer une réforme agraire à la zad, conduisant à l’expropriation des plus gros agriculteurs de certaines parcelles et à la redistribution de leurs terres ou à des baux de fermage gratuits pour les petits agriculteurs bio. Faire cela aurait permis d’ouvrir des pistes pour la zad tout en participant à une réflexion plus globale sur la transmission des terres agricoles. On sait que 50% des exploitants agricoles vont partir à la retraite dans les années à venir et vont donc céder leurs terres. Seuls les héritiers, les rentiers ou les porteurs de projet à qui la banque veut bien prêter de l’argent pourront-ils avoir accès à ces terres ou veut-on créer d’autres chemins politiques pour que des paysan.ne.s nombreus.es puissent s’installer ? L’achat (direct ou indirect) est-il la seule alternative à la précarité ? Pourquoi ne pas revendiquer l’accès aux terres avec des arguments politiques ou philosophiques ?



“Une lutte pour l’accès à la terre continue de se jouer pour que le foncier aille en priorité, non pas à l’agrandissement de fermes conventionnelles alentour, mais à des projets agricoles issus du mouvement. (…) La signature d’une première série de baux ruraux environnementaux de 9 ans avec le Conseil Départemental sur environ 300 ha (…) rendra les usager.e.s de ces terres prioritaires à l’achat en cas de cession à moyen terme. Ces usager.es pourront alors remettre ces terres dans le pot commun.” Communiqué – zad – fonds de dotation, une mise au point sur la campagne de levée de fonds et les objectifs d’achats à court et moyen terme, juin 2019

Faire passer une collecte de fonds pour acheter des terres pour une “lutte pour l’accès à la terre” relève de l’escroquerie intellectuelle. Le fonds de dotation n’ouvre aucune piste, il ne fait que convertir un capital symbolique énorme en propriété immobilière. Pour accéder à la terre, il faudrait pouvoir aligner le prix dicté par le marché ou par la SAFER. C’est combien l’hectare ? 10000 € ? Pas de problème, on allonge. Le fonds de dotation alimente le jeu de la valorisation capitaliste de la terre, de la spéculation. Mais au jeu des gros sous, les industriels de la terre seront toujours plus forts que tous les néo-paysans qui veulent vivre différemment, avec des pratiques d’autonomie.

Entendons-nous bien : utiliser le fonds de dotation pour fédérer et sécuriser des lieux existants ayant déjà recours à des structures du même type (Société Civile Immobilière, Groupement Foncier Agricole, Propriété individuelle etc.) peut se défendre. Mais foncer tête baissée pour faire rentrer dans le système capitaliste de la valorisation marchande, un territoire qui avait pour spécificité d’être en partie en dehors est une ânerie. Ce n’est pas tant l’outil en tant que tel qui est critiqué mais son usage pour la zad.

“Une réforme agraire populaire, une réforme agraire non seulement destinée aux paysan.ne.es sans terre, mais également à toutes les classes laborieuses et à toute la société. Celle-ci ne peut avoir lieu que par la lutte des classes et par la confrontation du projet capitaliste. (…) La nouvelle stratégie est une alliance “entre pauvres”, à la place d’une “alliance capitaliste entre paysan.ne.s et populations urbaines (propriétaires des usines et autres segments du capital national)” Réforme agraire populaire : le nouvel appel pour une réforme agraire du 21e siècle, Via Campesina, avril 2019

A l’opposé de l’idée d’une alliance “entre pauvres”, le fonds de dotation est une alliance entre pauvres (les paysans sans terre) et riches (personnes payant suffisamment d’impôts pour pouvoir défiscaliser leur don). Le projet de la réforme agraire tel qu’explicité par la Via Campesina a une portée populaire et anti-capitaliste. Il s’adresse à tous les petits paysans et tous ceux qui veulent avoir accès à la terre mais qui n’ont rien. Il remet en cause la dynamique même de l’industrialisation agricole et de la concentration foncière. A l’inverse, le projet de fonds de dotation promu sur la zad est élitiste – il ne peut être mis en oeuvre que par une classe à fort capital culturel – et totalement inoffensif vis-à-vis du capitalisme agricole.

La notoriété de la lutte de Notre-Dame-des-Landes induisait une responsabilité tant tous les regards y ont été portés. Ce qui s’y passe crée un précédent pour d’autres luttes. Opter pour la propriété privée (collective et non plus individuelle) comme futur désirable, se normaliser à grands pas, sans réellement se donner les moyens de tenter autre chose, sans porter de discours politique public aspirant à autre chose que la norme, voilà une défaite majeure, voilà un net recul dans les brèches, dans les imaginaires qu’avait ouverts la zad de Notre-dame-des-Landes. Pour sauver quelques meubles, on essuie une lourde défaite idéologique.

“Les 3 ans à venir sont déterminants : un tiers des agriculteurs vont partir à la retraite, et libérer une grande partie des terres arables françaises. Aujourd’hui, alors que seulement 6 % de la SAU française est en bio, les institutions agricoles continuent d’attribuer les terres aux agro-industriels, la consommation de pesticide augmente sans cesse (+12% depuis 2014), l’agriculture est toujours la source d’un quart des émissions de carbone au niveau mondial et nos élu.s.es favorisent aveuglément l’urbanisation au nom de l’activité économique alors que les écosystèmes sont au bord de l’effondrement. Ouvrons les institutions agricoles, prenons les mairies, exigeons la préemption pour installer des jeunes !” Appel : Pour sauver la Terre, Tous Paysan.ne.s !, collectif Terres Communes, avril 2019

La partie du mouvement ayant proposé et imposé les choix de la régularisation et de l’achat a choisi de ne pas se poser certaines questions. Dans quelles conditions une réforme agraire, une réelle redistribution des terres pourrait avoir lieu afin qu’y accéder ne soit pas un privilège mais une possibilité pour le plus grand nombre ? Analyser la structure de l’accumulation capitaliste et foncière en agriculture. Questionner les statuts sociaux des travailleurs de la terre et lutter contre leur précarité. Inventer des formes d’accès à la terre, d’usage ne nécessitant pas de passer par la propriété privée et de s’endetter. Remettre en cause le fonctionnement de la SAFER. Se demander à quelles conditions la terre peut être synonyme de liberté et non d’enfermement. Et plus largement, veut-on que ce territoire reste anticapitaliste et qu’est-ce que cela implique ? Jusqu’où peut-on négliger les moyens au regard des fins ?

Tout cela était beaucoup plus difficile que de récolter les fruits de la lutte passée, mais aussi beaucoup plus exaltant et intéressant, cela pouvait ouvrir des perspectives de lutte immenses. Il est certain que de nombreuses personnes, comités de soutien, organisations auraient pu participer à des batailles allant dans ce sens. Il n’est pas question d’une radicalité hors-sol, seulement de perspectives de lutte se posant de bonnes questions avec l’ambition de changer les choses dans la direction de plus d’autonomie et de liberté.

Depuis un an, la zad a organisé sa survie matérielle via l’installation d’exploitations agricoles normalisées et via des perspectives d’acquisitions foncières et immobilières en parallèle de sa mort politique en renonçant à défendre des modes de vie et de cultiver hors-norme, en choisissant de devenir une zone d’exception. Le refus des normes et la réforme agraire étaient des horizons désirables et largement partageables à même de renouveler l’intérêt politique de l’expérience de la zad.



Notes

[1le CMDO est un groupe d’occupant.e.s issus de divers lieux de vie, qui était au départ secret, il se concentre sur l’organisation d’événements spectaculaires, sur la coordination avec les autres composantes du mouvement et sur la réflexion sur des futurs souhaitables après l’abandon de l’aéroport. Il s’est petit à petit “autonomisé” du reste des occupant.e.s

[2Vivre le pouvoir, répandre les barbouzeries, ceci est un programme, avril 2018

[3Les pratiques que le conseil départemental ne pourra empêcher demain dans le bocage, avril 2018

[4Voir à ce sujet Le paysan impossible, Yannick Ogor & Le ménage des champs, Xavier Nouilhanne, Editions du bout de la ville

[5Notre-dame-des-Landes, un an après, la zad en voie de normalisation, janvier 2019

[6La cogestion désigne une attitude de dialogue, de compromis et de coopération avec des autorités considérées non comme des ennemies, mais comme des partenaires ou, au mieux, comme des adversaires au sein d’un système auquel on adhère, voir à ce sujet Contester ou cogérer ? Sur la lutte contre le barrage du Testet à Sivens, et les leçons que l’on peut en tirer pour l’avenir des luttes territoriales, octobre 2017

[7Rassemblement et occupation des locaux de la DDTM pour l’avenir de la zad, novembre 2018

[8recensés dans les brochures Zadissidences 1, 2 et 3

via IAATA: https://iaata.info/Que-reste-t-il-du-champ-des-possibles-ouvert-par-la-zad-3477.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

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Toulouse: intervention contre une présentation de « Mauvaise Troupe »

Ce samedi 1er juin, on est allées à quelques personnes lire à plusieurs voix le texte qui suit au début de la présentation du nouveau bouquin du collectif «Mauvaise Troupe» et en lien avec l’orga de l’anti G7 de cet été. Il y avait une trentaine de personnes dans le bar L’Itinéraire Bis.
La lecture s’est passée sans réelles réactions de leur part, et on est parties, comme prévu, direct après la lecture…

On avait envie et on voyait du sens à les faire chier, alors on s’est dit que c’était chouette si ça pouvait donner des idées et des envies à d’autres de perturber la suite de leur tournée publicitaire.

Hésitez pas à ré-utiliser ce texte, si jamais.

Si vous voulez les trouver, ils seront à :

  • Tarnac (19) le mardi 4 juin 2019 à 19h00 au Magasin Général
    Poitiers le mercredi 5 juin 2019 à 18h00 à l’Envers du bocal, 16 ter rue de la Regratterie
    Nantes le vendredi 7 juin 2019 à La Dérive 1 rue du Gué Robert
    Rennes le lundi 10 juin 2019 à 18h00 Maison de la Grève 37 rue Legraverend
    Rouen le vendredi 14 juin 2019
    Caen le samedi 15 juin 2019
    Douarnenez le mercredi 26 juin 2019 à 19h00 L’Ivraie
    Zad Notre-Dame-des-Landes le dimanche 7 juillet 2019
    Val Susa le samedi 27 juillet 2019 Venaus
  • Voilà le texte lu et distribué à ce moment (le titre est une référence à un de leurs textes victorieux dégueulasse «Et toc !» distribué au moment de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes):

    Et TOC TOC TOC! On est toujours là!

    Salut,

    On a envie de dire 2-3 trucs parce qu’on voit que le collectif Mauvaise Troupe va intervenir ce soir.
    Mauvaise Troupe c’est un collectif qui a publié plein de textes et livres sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, il y a des gens de ce collectif qui y vivent depuis des années.
    Et dans leurs écrits c’est toujours pareil: une vision ultra romantisée et aseptisée de ce qu’il se passe là-bas, ça parle d’une résistance plus forte et plus belle que tout. On est plusieurs personnes à y avoir passé du temps et à avoir observé qu’ielles mettent les moyens pour diffuser leur vision de l’histoire et prendre une place de « porte parole » en écrasant d’autres visions bien plus critiques, que nous partageons.
    Les personnes de ce collectif participent (soit en soutenant, soit de manière plus directement active) à des dynamiques de prises de pouvoir sur la ZAD, à des pratiques autoritaires, sans remise en question ou changement malgré les nombreuses critiques et confrontations.

    On va pas trop rentrer dans les détails de ce qu’il s’est passé sur la ZAD ces dernières années (on vous file des références de textes en dessous qui parlent de ça, si ça vous intéresse) mais en tous cas, ce collectif et d’autres ont imposé leur vision politicienne de la lutte.
    On peut en voir les conséquences dans comment la ZAD a évolué: une zone en cours de normalisation, entre autres à travers les négociations avec l’État.
    Toute une partie de celleux qui voulaient résister est partie, ne voyant plus de sens à rester sur place et/ou suite aux divers coups de pression (humiliations, menaces, agressions physiques et verbales) de la part de personnes défendant la légalisation en cours et se faisant ainsi les relais de la répression étatique. Par ailleurs, des personnes sont toujours en lutte là-bas contre ces logiques.

    Ça nous met très en colère de voir que malgré ça, y a plein de personnes/groupes (dont Mauvaise Troupe) qui continuent à voir et présenter, encore aujourd’hui, la ZAD comme un espace de résistance et une victoire politique.
    En colère qu’ielles tirent une légitimité de cette image faussement radicale, qu’ielles ont contribué à créer à travers des moyens médiatiques et commerciaux.
    En colère et inquiètes que cela leur permette d’exporter leur modèle nocif vers d’autres luttes, comme on peut le voir à travers cette tournée de présentation de leur dernier livre. Une tentative de trouver un nouvel élan en se joignant à l’appel à converger autour de l’anti G7 au Pays-Basque cet été.

    Alors voilà, on trouvait ça important de faire exister cette critique et partager notre colère et notre méfiance de les voir ici ce soir.
    On va pas rester, parce que ce collectif, ces stratégies de luttes et ces pratiques autoritaires plus ou moins bien déguisées nous prennent déjà bien trop d’énergie dans nos vies, et qu’on a mieux à faire que de les écouter une fois de plus.

    Si vous voulez lire des regards critiques sur ce qu’il s’est passé sur la ZAD ces dernières années, on vous conseille entre autres:
    – «Zadissidences 1, 2 et 3. Des voix off de la ZAD»
    – «Le mouvement est mort, vive la réforme. Une critique de la composition et de ses élites»
    – «Des dynamiques inhérentes aux mouvements de contestation»
    – «À NDDL comme ailleurs, seul un territoire en lutte peut s’opposer à la normalisation industrielle agricole» et «Appel pour retrouver un sens politique à la lutte qui se mène aujourd’hui sur la ZAD» du Collectif contre les normes.

    (brochures et textes trouvables sur infokiosques.net ou nantes.indymedia.org)

    Indymedia-Nantes

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    procès Bure : la militarisation de la région suit son cours…

    Quelques photos qui nous ont été transmises ce matin, du Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc, au sein duquel comparaissaient -oui encore- 3 habitants de la région de Bure, opposés au projet CIGEO, entourés d’une petite dizaine d’ami.es, et comme vous pouvez le voir, d’une cinquantaine de gendarmes mobiles. (l’effectif habituel lorsqu’il s’agit des « procès Bure »)

    Les accusations ? Oh, vous savez, toujours les mêmes. Port d’arme pour avoir eu sur soi « un couteau de 7 cm » à la sortie d’un Carrefour Market à 15km de Bure ; refus de signalétique après avoir été contrôlé pour la énième fois dans son propre village…

    Ce matin, le Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc a encore été exclusivement occupé à gérer des affaires liées aux réquisitions systématiques d’un procureur à la recherche du moindre prétexte pour arrêter et envoyer en procès des opposant.es au projet CIGEO.

    Les contrôles systématiques, depuis deux ans maintenant, plusieurs fois par jours, plusieurs jours par semaines, plusieurs semaines par mois… sont selon lui : « d’un registre préventif », et peu importe si les « délits » n’ont rien à voir avec les motifs des réquisitions ! Le but avoué en audience étant de contrôler, de vérifier, de « prévenir ».

    Autrement dit : ne sors jamais avec un opinel sur toi, accepte toujours de donner ton identité, même si c’est la 5e fois qu’on te la demande dans la journée, sinon, toi qui est déjà présumé suspect en raison de ta présence sur place, on t’emmènera au poste de police.

    C’est ça, la réalité à Bure : tu es opposé au projet ? Alors tu es suspect.
    À Bure, on met en place les conditions d’un harcèlement quotidien.

    Toujours selon Mr le Procureur : le militarisation de la région va de pair avec les chantiers de l’ANDRA, qu’il faut selon lui « protéger », et cela alors même que l’autorisation officielle de création de CIGEO n’est pas donnée à ce jour.

    Prise de partie et de pouvoir, vous dites ?
    Protection de l’industrie nucléaire ?
    Non… Vous exagérez enfin…Il faudrait être plus clair ?

    Si vous souhaitez nous soutenir, lutter vous aussi contre ce projet nucléaire dément et insensé, alors rejoignez les comités de lutte existants (voir stopcigeo-bure.eu) !
    Et parlez-en autour de vous ! Autour d’un café, dans une salle d’attente, à travers des concerts de soutien, des stands d’infos, des prises de paroles, des cantines, … Emparez-vous du sujet ! Ce projet vous concerne tout autant que nous.

     

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    #ZAD. Comment les gendarmes ont remporté la bataille de #NDDL – Bretagne

    #ZAD. Comment les gendarmes ont remporté la bataille de #NDDL – Bretagne
    #Paywall : https://www.letelegramme.fr/bretagne/zad-comment-les-gendarmes-ont-remporte-la-bataille-de-nddl-02-06-2019-1

    Libéré & archivé : https://web.archive.org/save/https://www.letelegramme.fr/bretagne/zad-comment-les-gendarmes-ont-remporte-la-bataille-de-nddl-02-06-2019-1

    //edit : J’ai donc pris le temps de le lire plusieurs fois : je voulais faire petite analyse rapide sauf que je ne peux m’empêcher de chercher textes et références, partant du principe que ce qui me semble évident ne l’est pas pour tout le monde.

    Un an de préparation : il est donc bien question d’une stratégie de guerre, envisagée avec tous les angles d’attaques possibles, de la négociation pseudo diplomatique et ses inévitables trahisons (https://seenthis.net/messages/783834) à l’opération militaire, du chantage (https://seenthis.net/messages/690816) aux fausses informations, dont une campagne de #fakenews distillée très à droite (Valeurs Actuelles puis JDD https://seenthis.net/messages/653494) et ampliié par sont plus grand représentant, Christophe Castaner… Bref, tout est permis ! Et il faut reconnaitre que la plupart des coups ont porté, au fur et à mesure que les #NIMB ont négocié, puis les paysans & historiques, puis certain-e-s zadistes désormais (et logiquement) plus attaché à leur lieu de vie qu’à une lutte présentée comme terminée et gagnée.

    La gendarmerie et seulement la gendarmerie. : décidément le torchon brûle sévère avec la police. #Maintien_de_l’ordre & désordres !

    Le test de la « route des Chicanes » : le coup du test, en vrai, JAMAIS il n’aurait dû fonctionner. Sauf qu’une grande partie des légalistes et des historiques ne rêvaient que d’une chose : le retour à « l’état de droit » et pouvoir reprendre leur vie comme « avant », refusant d’admettre publiquement que ça ne serait possible qu’au prix d’une trahison de la partie « Contre son monde » de la lutte. De la Zad (https://seenthis.net/messages/660245) jusqu’au Mexique (https://seenthis.net/messages/662829) énormément de voix se sont exprimées pour dénoncer le passage en force de la décision de lâcher la route #D281 (qui allait de facto devenir une voie royale pour les militaires) et les légitimes (et finalement lucides) craintes de #trahison. En six ans et plusieurs périodes de « calme » (relatif) l’ensemble du mouvement n’avait jamais trouvé de consensus quand à la remise « en l’état » de ce petit tronçon de route, devenu, qui plus est, le symbole absolu de la liberté frondeuse locale face à César et capable de le faire un peu plier. Non, le véritable test était : qui aura suffisamment peur de la guerre pour céder ? Et c’est bien la raison qui a fait qu’un des premiers lieux détruits était les Cent Noms, pourtant partie prenante des négociations. Dès ce jour là, tout le monde pouvait comprendre, à défaut de l’avoir fait avant, qu’il n’y avait aucune négociation qui tenait, juste le besoin d’une énorme opération de communication pour ne pas perdre la face face aux zadistes. Et plus il y aurait de souffrances et de pleurs, mieux ça serait !

    De 200 à plus de 500 éléments violents. : « à l’ouest, des agriculteurs (hostiles mais non violents) ; à l’est, des éleveurs jugés non dangereux et, au centre, les « irréductibles ». »
    L’auto-censure m’empêche encore d’être précise et complète sur ce passage méga-caricatural et, par conséquent faux, même le passage « aucun renfort d’élus et d’agriculteurs » qui prouve cependant l’ampleur de la docilité ressentie lors les négociations. J’espère juste qu’au fur et à mesure, des témoignages diront enfin combien celles et ceux qui ont pensé sincèrement pouvoir réussir avec la stratégie des négociations ont été floués et manipulés.
    Je passe sur toute la logistique et le fric, … j’arrive juste pas trop à comprendre par quel accord les militaires ont pu squatter un ancien centre de formation ERDF…

    Pas d’unités sur zone la nuit. : partiellement faux vu le nombre d’allées et venues militaires et de barbouzeries recensées sur les comptes-rendus de Radio Klaxon (ils sont tous à retrouver à la fin de celui-ci par exemple https://web.archive.org/save/https://nantes.indymedia.org/articles/41509) … mais là dessus, je ne suis clairement pas la mieux placée pour en parler.

    Trois phases chaque jour. : on sent bien toute la jubilation du chef militaire qui explique doctement, au dessus d’une carte, l’habilité théorique attendue… et contredite, concernant le sens du vent, par beaucoup de vidéos d’Armelle que ça faisait bien marrer de voir les GM s’auto-gazer régulièrement (la plupart de ses lives facebook ont été libérés et sauvegardés par là : https://peertube.parleur.net/video-channels/46c997d4-5ab7-4891-b018-eea452b3d904/videos )

    La stratégie : casser le moral des zadistes. : l’art d’édulcorer et minorer pour se rendre supérieur : ce ne sont clairement pas les destructions de barricades qui ont « cassé le moral » mais bien plus la guerre, les grenades, les multiples blessures, la peur, les dissensions aussi…

    Un adversaire « grégaire », « peu offensif » et « peu organisé ». : dans ce cas, et puisque les militaires étaient tellement bien renseignés, et donc le savaient même lorsqu’ils faisaient croire à des zadistes sur-entrainé-e-s telles des Viet Cong, pourquoi utiliser des armes de guerre ?

    Beaucoup de femmes. : bon j’avoue on est plusieurs copines a avoir kiffé ce passage qui fait remonter plein de chouettes souvenirs tant du côté réseaux de communication que du côté terrain : koeurs koeurs sur vous les soeurs <3 (même si j’ai du mal à pas y voir un machisme qui accepterait de donner un petit peu d’importance aux meuf passque c’est moins dangereux… bref !)

    Catapulte géante et atelier de fabrication d’engins explosifs. / Guérilla Vietcong. / Blindé en feu. /Drone capturé. : bon alors là on est en plein dans le récit militaire… et toute son inventivité sur certains faits pour justifier tout et son contraire dans les exactions militaires.

    – La catapulte géante, par exemple, c’est sans doute pour faire penser à celle, reconstitution historique, que j’avais photographiée et qu’ils ont utilisée pour leur fakenews plus haut, alors que je pense qu’il s’agit plutôt du panier de basket « amélioré » façon lance-pierre (et très galère d’emploi comme de déplacement) qu’on voit ici

    et vu l’effort nécessaire pour son fonctionnement

    … bref, ça leur évite de parler des #cacapultes pour mieux faire passer les #pipitov sous l’appellation d’ »acide » contribuant à entretenir ce fumeux mythe. Parce que j’ai beau bien connaître les milieux militants nantais et zadistes, et malgré toutes nos embrouilles, je n’ai JAMAIS entendu la moindre personne se venter d’avoir balancé de l’acide, ni même avoir vu ça, et à chaque fois que des « preuves » sont montrées, il s’agit soit de bouteilles de maalox+eau, soit… d’urine !
    – Les « 800 engins explosifs » sentent sérieusement le pétard tout aussi mouillé quand on sait que les récup de grenades servaient à prouver à quel point la zad était gazée. Mais la mythologie paranoïaque est tellement entretenue que lorsqu’une partie de ces grenades, vides et non dangereuses, ont été déposées devant la préfecture de Loire-Atlantique, il y a eut intervention du déminage et deux militantes ont été inculpées, puis relaxées… puis le procureur a fait appel : elles passaient ce matin devant la cours d’appel : https://zad.nadir.org/spip.php?article6539 … et en fait j’ai même pas envie de commenter la suite tant ça sent la mythologie militaire… surtout si c’est pour en arriver à :– Pas d’armes à feu. : « il n’y avait pas de volonté réelle de tuer » : BAH OUAI ! Et idem dans les manifs ! En fait, ce que les militaires comme les policiers ne veulent pas comprendre, en partie grâce à ces mythes entretenus, c’est que la population, même « zadiste », est dans sa très très très grande majorité pacifiste. Et que tout ce à quoi ils font face, c’est simplement de la défense, de l’auto-défense, de la légitime défense, qui les défonce parfois, très rarement, mais jamais pour les tuer (sinon y’aurait des morts depuis longtemps !).

    Etc, etc, etc, tout ça pour en venir à dire que finalement, au delà du coût de 700 000 € pour cette opération, « Ce chiffre de 16 000 grenades en quelques mois (près d’un millier par jour au début de l’évacuation d’avril) correspond à ce qui a été tiré… en une seule journée, lors de la manifestation des gilets jaunes du 1er décembre 2018 (14 500 grenades, 1 300 tirs de LBD) ! » et un décompte qui met sur le même plan les blessés : « 430 blessés. Du côté des forces de l’ordre, 130 gendarmes ont été blessés (dont 4 graves), contre 300 pour les adversaires (traumas sonores, polycriblage et une main arrachée) » quand on sait que la tendance est à compter le moindre ongle retourné quel que soit le contexte de leur côté, et à très fortement minorer de l’autre, les médics le rappellent à chaque fois. Voir parmi d’autres : https://zadresist.antirep.net/article79-Bilan-medic-Blessures-causees-par-les-armes-de-la-genda

    Mais peu de chance que toutes ces nuances plus réalistes soient enseignées lors des super formations qui seront désormais proposées aux militaires.

    Si, de votre côté, vous souhaitez vous remettre en tête ce qui se savait sur zone et ce qui était compréhensible dès ce moment là, y’a cet enregistrement d’habitant-e-s qui est assez super : https://seenthis.net/messages/676097

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    L’expulsion de l’ancien transfo occupé par de jeunes tchadiens est terminée – Rassemblement à venir

    Depuis ce matin, à Bagnolet, dimanche 2 juin 2019, l’occupation de l’ex-Transfo par un collectif de jeunes tchadiens a été rendue publique.

    • L’expulsion s’est terminée vers 11h

      Une soixantaine de flics est arrivée vers 6h30 et a forcé rapidement la grille. Les occupants se sont réfugiés sur le toit puis mis à cheval sur les rebords. Des flics cordistes sont arrivés vers 9h30 et les ont attrapés un par un de façon super dangereuse. Les quelques pompiers présents avaient mis un truc gonflable, à 1 mètre des pointes en fer de 30cm du portail… 7-8 occupants sont sortis libres, les autres ont été embarqués

    • RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ LUNDI À 6H DU MATIN

      Malgré les preuves d’occupation depuis plus de 48 heures, il se pourrait que la police passe à l’offensive dans la matinée du lundi 3 juin. Le risque d’expulsion étant présent, rendez-vous ce lundi 3 juin à 6h du matin devant le 57 avenue de la République, à Bagnolet (métro Gallieni ou Robespierre), pour empêcher toute tentative d’expulsion.
      Un logement pour tou·te·s !
      Soyons nombreux·euses en solidarité !

    • Statu quo pour l’occupation à Bagnolet

      Les Tchadiens sont sur le toit. Les flics ne semblent pas vouloir rentrer dans le lieu pour l’instant. Vous pouvez passer y a des places à l’ombre pour les soutiens 😉

    • On a besoin de monde !

      Nous sommes une quarantaine dehors face à une quinzaine de condés attendant des renforts.

    • Solidarité !

      L’expulsion se prépare malgré les preuves d’occupation depuis plus de 48 heures !

    • Les flics sont devant le lieu, besoin de soutien !

      Il y a 20 flics, qui ont enlevé leur casque devant la chaleur (la météo avec nous) ont coupé les chaines qui maintenaient la porte d’entrée. Ils ont le LBD en main.
      Des soutiens sont à l’extérieur et gueulent ! On a besoin de plus de monde !

    Situé au 57 avenue de la République à Bagnolet, le Transfo avait été squatté entre novembre 2012 et octobre 2014. Depuis près de cinq ans, il est resté vide et inoccupé.

    Ce matin, un peu avant 6h30, des vigiles de sécurité privée ont tenté d’intervenir et ont appelé la police pour mettre fin à cette nouvelle occupation.

    Au fil de la matinée, les flics ont tenté de persuader les occupants de quitter les lieux, en vain. Une partie des nouveaux occupants sont d’ailleurs montés sur le toit pour empêcher une expulsion.

    Depuis 11h, un rassemblement est en cours au 57 avenue de la République en solidarité avec l’occupation de l’ex-Transfo. Soyons nombreux-euses !

    [Publié initialement sur Squat.net le 2 juin 2019.]

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    Communiqué de presse de la nouvelle Maison du Peuple Marseillaise

    A la suite de la manifestation de samedi 1er juin, un ancien pôle emploi situé au 57 rue Brochier a été rendu au peuple. Abandonné depuis une année, il a été reconverti en maison du peuple. La police est actuellement devant.

    Votre Pôle Emploi vous informe.

     

    • Départ des policiers

      Les quelques policiers sur place jusqu’à présent sont partis… La maison du peuple est libérée ! L’AG à 18h est bien sûr maintenue, venez avec des projets !

    • 5 minutes sonores avec les occupant.e.s

      Une petite interview nous est parvenue, retrouvez-là en bas de l’article.
      Le rendez-vous à 18h tient toujours.

    • Venez pour l’Assemblée Générale à 18h !

      Il y a toujours les gens à l’intérieur, et la police est pour une grande partie partie. Rejoignez l’occupation directement maintenant, ou allez-y pour 18h, pour la grande Assemblée Générale !

    • Toujours là !

      Présence continue de flics, 25 soutiens sur place, petit dej’ disponible. Les flics semblent étudier des entrées potentielles.

    A Montpellier, Saint-Nazaire, Caen, le Pouzin déjà les Maisons du Peuple fleurissent et aujourd’hui, pour vous, c’est à Marseille qu’on libère des espaces !

    Depuis de trop nombreuses années les soulèvements sociaux se voient marginalisés et méprisés par les politiques. Après six mois de lutte des Gilets-Jaunes, le gouvernement n’a répondu qu’avec la violence de la répression policière. Aujourd’hui nous dénombrons de trop nombreu.x.ses bléssé.e.s, mutilé.e.s et emprisoné.e.s et ici, à Marseille, notre pensée va tout particuliérement à Zineb Redouane tuée par la police le premier décembre dernier lors d’une manifestation.
    Ici, à Marseille, six mois après la mort de huit personnes dans les effondrements de la rue d‘Aubagne, la Mairie n’a répondu qu’avec violence et mépris habituel et ce sont 3000 expulsé.e.s qui se retrouvent face à sa scandaleuse ingérance. D’autre part c’est tou.te.s les Marseillais.e.s qui subissent au quotidien la politique mafieuse de détournement de fonds publics, une gestion catastrophique de la ville ainsi qu’une épuration sociale criminelle.
    La discrimination d’Etat des dits “étrangers” pousse tragiquement à une montée du racisme et de la xénophobie et aujourd’hui, en France et plus largement dans le monde, et les politiques migratoires se font chaque jour plus répressives et meurtrières.
    Notre respect va à toutes celles et ceux qui luttent contre les violences sexistes et ici à Marseille, aux travailleuses de NH Hôtel qui s’organisent contre le partage du monde dont elles font les frais.
    Alors que les politiques économiques creusent chaque jour un peu plus les inégalités sociales, alors que le système capitaliste actuel détruit et saccage la planète au profit de l’économie, il est plus que jamais évident qu’il n’y a rien à attendre des Macron, Gaudin ou politiciens en tous genre. Prendre l’esprit d’initiative, travailler depuis le peuple les problématiques sociales, questionner et changer radicalement les logiques qui depuis trop longtemps nous poussent vers le goufre, c’est pour cela aujourd’hui que votre pôle-emploi de la rue Brochier se change en Maison du Peuple !

    Ce batiment négligemment laissé à l’abandon alors que les necessités de logement se font de plus en plus évidentes dans cette ville, que les crêches et les espaces d’émancipation sociale nous manquent cruellement, nous proposons d’ouvrir cet espace pour fabriquer nous même ce dont on nous a privé.e.s. Espace de création, de partage, de formation, de soutien, d’accueil, de reconversion, de refléxions, d’actions, de solidarité, de planification, de rencontre, d’épanouisement populaire, d’autodéfense, d’organisation. Rien que ça ! Ce lieu se propose d’être une base collective pour les luttes d’ici et d’ailleurs, un espace ouvert à qui le veut pour prolonger cette aventure.
    Pour cela nous avons besoin de vous, car du travail il y’en a !

    La première grande Assemblée Générale se tiendra ce lundi 3 juin à 18h. Venez, seul.e.s ou en collectif, pour voir les lieux et élaborer ensemble ce que sera ce lieu.

    A l’heure actuelle, la police encercle le bâtiment pour tenter de l’expulser, mais nous ne cederons pas !
    Rejoignez-nous au 57 rue Brochier !

    Nul besoin d’expulser la Mairie. Nous avons décidé d’ouvrir la notre. Notre Maison du Peuple.

    Une interview sonore des occupant.e.s nous est parvenue, la voici :

    Via Mars Infos: https://mars-infos.org/communique-de-presse-de-la-4126
    00:00
    05:33
    MP3 - 4 Mo
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